Pouvez-vous nous présenter votre festival ?

Le Festival Belleville Citoyenne est né d’une volonté de faire vivre un quartier par la rencontre de genres artistiques et le mélange des publics. Il y a donc une forte vocation sociale et culturelle dans cette initiative, avec une implication importante des habitants du quartier et de leurs associations locales. Mais c’est également une expérimentation politique, dans la mesure où le but est de redonner toute sa dignité à un espace public déprécié, en lui rendant sa fonction première de lieu de rencontre, d’échange et de socialisation.

Pourquoi cette année risque-t-il d’être encore plus festif que les années précédentes ?

Cette année, tout le monde est au rendez-vous : Slam, Théâtre, Hip-Hop, Cinéma, Graffiti, Débat, Concerts, Expo… il y en a vraiment pour tous les goûts ! La scène du parc de Belleville, entre pelouse et vue sur Paris, accueillera musique, performances théâtrales et projections en plein air, pour tous ceux qui veulent assister au festival. Pour ceux qui veulent y participer activement, de nombreuses activités auront lieu sur le belvédère, pour permettre aux gens de s’impliquer à leur manière, dans un débat, un atelier artistique ou une cabine d’expression…

Pourquoi Belleville et pas un autre quartier de l’arrondissement ?

Belleville est le symbole de la mixité, entre cultures mais également entre groupes sociaux. Cependant, beaucoup vivent séparés plutôt que mélangés, fréquentent des lieux différents et ne se rencontrent finalement que très peu. En donnant une chance à tous les « genres » de venir s’exprimer, des diverses associations culturelles locales aux artistes les plus reconnus de la scène parisienne, en passant par les publics des différents centres sociaux, le festival représente une chance pour tous les habitants de Belleville de se sentir chez eux.

Que représentent pour vous les cultures urbaines et comment faites-vous pour les intégrer à votre manifestation ?

Le Festival Belleville Citoyenne a pour ambition première de « se réapproprier l’espace public ». Il souhaite donc permettre à toutes les formes d’expressions de se faire entendre sur notre socle commun à tous, la rue ! Évidemment, les « cultures urbaines » occupent une place de choix et seront massivement représentées, mais le but du festival est justement de rendre urbaines toutes les formes de cultures présentes, qui sont habituellement confinées dans des espaces clos et donc forcément restrictifs en termes de publics. La rue est à vous ! Peu importe de quelle manière…

A qui s’adresse votre événement ?

Notre événement, qui, il faut le rappeler, est la consécration d’un travail inter-associatif de quartier sans lequel il n’existerait pas, s’adresse tout d’abord, naturellement, aux habitants de Belleville. Le 16 juin 2012 est pour eux l’occasion d’investir leur espace public collectivement, et de le faire vivre de leur façon. Mais pas seulement : cet événement s’adresse d’une part à tous les franciliens intéressés par la programmation et une « rencontre des genres artistiques » en général, et d’autre part à tous ceux qui veulent venir s’exprimer par leur médium favori (crayon, peinture, parole, poésie…).

Selon vous, les actions culturelles de ce genre permettent-elles de créer du lien social ?

C’est le but ! Mais il faut préciser : il ne s’agit pas d’un lien social éphémère, qui fait que tout le monde passe une bonne journée et que l’on continue, dès le lendemain, à s’ignorer gentiment pour une différence de culture ou de statut social, alors que l’on est voisin depuis des dizaines d’années… Le festival a vocation à créer un dialogue social et culturel de long terme qui est fondamental. À travers un long travail de coopération entre associations de diverses natures (centres sociaux, associations culturelles, éducateurs spécialisés…), c’est à une authentique mixité sociale qu’œuvre, à sa modeste échelle, le festival.

Le reste de l’année, avez-vous des actions culturelles en direction des habitants de ce quartier ?

Nous avons créé notre association (Cinema Politica Paris) dans le but d’organiser des projections de documentaires engagés suivis de discussions avec le public. L’idée était donc de faire venir dans un café culturel les habitants du quartier, notamment ceux qui n’avaient pas l’habitude ou l’occasion d’exprimer leur point de vue, pour dialoguer ensemble et ainsi faire valoir leur citoyenneté. Nous avons vite déchanté devant les barrières symboliques que représentaient les murs du lieu pour le public que l’on visait, même si l’expérience fut une réussite ! Nous avons donc décidé d’arrêter ces actions culturelles, pour se concentrer uniquement sur un festival véritablement ouvert à tous, et donc… urbain.

Un dernier mot pour donner envie d’y venir !

Si vous pensez que la culture a toute sa place dans la rue, qu’elle est créatrice de vivre-ensemble et qu’elle est porteuse d’un message politique, alors venez célébrer une Belleville citoyenne et festive le 16 juin 2012 !

A qui s’adresse votre événement ?

Notre événement, qui, il faut le rappeler, est la consécration d’un travail inter-associatif de quartier sans lequel il n’existerait pas, s’adresse tout d’abord, naturellement, aux habitants de Belleville. Le 16 juin 2012 est pour eux l’occasion d’investir leur espace public collectivement, et de le faire vivre de leur façon. Mais pas seulement : cet événement s’adresse d’une part à tous les franciliens intéressés par la programmation et une « rencontre des genres artistiques » en général, et d’autre part à tous ceux qui veulent venir s’exprimer par leur médium favori (crayon, peinture, parole, poésie…).

Selon vous, les actions culturelles de ce genre permettent-elles de créer du lien social ?

C’est le but ! Mais il faut préciser : il ne s’agit pas d’un lien social éphémère, qui fait que tout le monde passe une bonne journée et que l’on continue, dès le lendemain, à s’ignorer gentiment pour une différence de culture ou de statut social, alors que l’on est voisin depuis des dizaines d’années… Le festival a vocation à créer un dialogue social et culturel de long terme qui est fondamental. À travers un long travail de coopération entre associations de diverses natures (centres sociaux, associations culturelles, éducateurs spécialisés…), c’est à une authentique mixité sociale qu’œuvre, à sa modeste échelle, le festival.

Le reste de l’année, avez-vous des actions culturelles en direction des habitants de ce quartier ?

Nous avons créé notre association (Cinema Politica Paris) dans le but d’organiser des projections de documentaires engagés suivis de discussions avec le public. L’idée était donc de faire venir dans un café culturel les habitants du quartier, notamment ceux qui n’avaient pas l’habitude ou l’occasion d’exprimer leur point de vue, pour dialoguer ensemble et ainsi faire valoir leur citoyenneté. Nous avons vite déchanté devant les barrières symboliques que représentaient les murs du lieu pour le public que l’on visait, même si l’expérience fut une réussite ! Nous avons donc décidé d’arrêter ces actions culturelles, pour se concentrer uniquement sur un festival véritablement ouvert à tous, et donc… urbain.

Un dernier mot pour donner envie d’y venir !

Si vous pensez que la culture a toute sa place dans la rue, qu’elle est créatrice de vivre-ensemble et qu’elle est porteuse d’un message politique, alors venez célébrer une Belleville citoyenne et festive le 16 juin 2012 !

 

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