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Interview de MeoMeo

Can you explain your desire to do M in the subway?
Meo : when I arrived in Paris for the first time in 1976, I saw that the only graphite was political slogans, or « Le Pen » or Femmes Fatales » no Tags, inside or out. So I did a few motion tags, a few street tags, but very few. I was more into stealing mopeds, and riding in the Bois de Boulogne until they died. So when I returned in 1987, Imagine my happiness when I saw tags in the metro, REAL GRAFFITI!! So I immediately started doing throw-ups on the wagons, because nobody had yet exploited that side of graffiti. It was so cool to see my « M » in the subway in bright, sweet colors thundering into the station, and then seeing the train leave the station, my « M » allusion the rear end (or ass) of the train. Nobody had yet done it, and the more I did, the more I was able to gain the crown « King of throw-ups » for a period of time. I was the only person to have done it, and nobody has done it since. I also realised that I would become wanted by the RATP cops and they started to install laser beams in the tunnels, and more patrols in the yards. I t made the risk be more than the reward, especially after the « émission sur la 5 » … c’est passé le lendemain du jour où à la RATP the big-head announced that graffiti would be sought out, and those caught would be punished.

DarcoInterview de Darco

Tu as une double culture (française et allemande). Peux-tu nous dire ce qu’elle a déterminé chez toi et dans ton travail ?
Effectivement je suis né à l’étranger. Je suis venu en France quand j’étais tout petit, vers 6-7 ans. Ne parlant pas français, il a fallu que j’aille dans une école étrangère en France. J’ai grandi avec ces deux cultures qui sont assez opposées mais très enrichissantes. Ça m’a permis d’avoir une vision plurinationale par rapport à tout. Et pour le graffiti writing, pour le hip-hop, ça m’a donné rapidement envie d’aller voir ce qui se passait ailleurs qu’à Paris. Je n’étais pas tout seul dans ce cas là. Il y avait un autre Franco-allemand dans notre groupe, Gawki. On est allé voir ce qui se passait en Allemagne. À l’époque en France les gens ne partaient pas du tout à l’étranger, et en sens inverse les étrangers n’étaient pas forcément bien accueillis en France. Pour moi le fait d’avoir été immigré et confronté jeune à ça m’a donné l’envie d’aller voir ailleurs et rencontrer des gens, trouver des affinités artistiques avec eux. Et dans le hip-hop, je pouvais rencontrer aussi bien des DJ que des danseurs, des MC ou des graffeurs.

Interview de Yoshi Omori

Peux-tu nous en dire plus sur toi ?
Yoshi Omori : Je suis né à Yamanashi au pied du Mont Fuji au Japon. Je vis en France depuis 1985 et j’ai commencé par apprendre le français à Aix en Provence. Je suis monté à Paris durant l’hiver 1986 au début de l’année. Je suis photographe basé à Aix en Provence. Au départ, j’étais monté à Paris pour faire une école de photographie mais c’était trop cher alors j’ai atterri sur le terrain en m’essayant au photo journalisme…

graf 7-2 - copie 2Interview de Pone

Comment as-tu découvert le graffiti ?
Dans mon quartier à Toulouse (Arnaud Bernard), il y avait plusieurs terrains vagues, avec pas mal de graffs et un m’a interpelé et m’a donné envie de faire pareil. C’était le « REGINE » de Yank.

Quand est-ce que tu as commencé à taguer ?
En 1988, je ne savais d’ailleurs pas que cela s’appelait « tag » c’est un pote qui m’a vu faire et m’a dit : « Ah, mais tu tagues ? » et moi : « quoi ? »