Exposition Traces à Villiers-le-Bel

L’invité d’honneur de cette exposition, qui réunira une dizaine de talents locaux, sera l’artiste Tarek.

La Ville de Villiers-le-Bel organise la toute première édition du salon d’arts plastiques TRACES. En partenariat avec les associations de la ville, il réunira plusieurs artistes peintres, photographes, sculpteurs. L’objectif est de promouvoir les artistes de la ville et de permettre les échanges.

C’est à ce titre que sera accueilli à cette exposition un invité d’honneur : l’artiste Tarek, peintre et artiste graffeur. À l’honneur pour cette première édition : les artistes urbains Mat Elbé ou Batsch, le peintre Miron Agafitei, le photographe Panayis Chrysovergis, qui a beaucoup travaillé avec la compagnie DK Bel, Agnès Défosses, photographe et metteur en scène de la compagnie Acta, Linda Mestaoui, les photographes passionnés d’Objectif 95, les photographies d’Isabelle Dufau, le sculpteur Cinélu, les œuvres de l’artothèque Art Tôt, les réalisations de Catherine Van den Steen ou les dessins de Pali.

Du 1er au 8 février :: Exposition Traces à l’espace Marcel-Pagnol.

Venez donc nombreux découvrir toutes ces œuvres à l’espace Marcel-Pagnol.
Entrée libre.

Ouverture au public : mercredi, de 9 h à 18 h, samedi et dimanche, de 9 h à 18 h.

Des visites scolaires auront lieu du lundi au vendredi, de 9 h à 11 h 30 et de 14 h à 17 h.

LE CHAT PAPA – Un chat pas comme les autres

Cela fait quelques mois déjà, qu’un chat pas comme les autres se balade à la Réunion. Heureux, en colère, malicieux, angélique, ce chat laisse ses humeurs sur les murs de l’île.  DWANE est un street-artiste mais avant tout un papa qui souhaite apporter du bonheur à sa fille et au public sur le chemin de l’école ou du travail.

© Le Chat Papa
© Le Chat Papa

– Qui es-tu ? (Blaze, d’où viens-tu ?)

Réunionnais, né à la Réunion au début des années 80. J’ai grandi dans le sud entre Petite-Île et l’Étang Salé. Plus tard, j’ai passé 3 ans à Berlin peu après la chute du mur. C’est là que j’ai découvert le street-art.

Pour le Blaze, c’est plus compliqué. J’en ai eu beaucoup. Au début, c’était surtout des associations de lettres sans vraiment de signification. Un temps, j’ai posé INC (ink) entre 2000 et 2004, rapport à la conception d’encres maisons pour du vandalisme pur et dur. Mais à l’arrivée de la marque locale « INT » (dont le lettrage laissait planer le doute entre le « c » et le « t »), je suis passé à autre chose. Pendant quelque temps, je ne posais plus de blaze, mais des persos en affiche sans pseudo. Plus tard, je les ai accompagné de « DWANE »… (DOUANE – DO ONE…) Un nom qui ressemble à un prénom féminin et qui peut te donner des sueurs froides (rires) ! Aujourd’hui, j’ai associé DWANE et Le Chat Papa, avec une plus grosse tendance pour Le Chat Papa. Mais ça évoluera sûrement encore.

© Le Chat Papa

– Pourquoi le chat papa ?

Le Chat Papa, c’est rapport à ma fille. Je dessinais donc beaucoup de chats, et elle les appelait les « Chapapa » en un mot. Un petit clin d’œil à elle.

© Le Chat Papa

– Depuis quand dessines-tu ?

Je ne sais pas trop. J’ai toujours dessiné un peu : sur les marges des cahiers de classes, sur les tables du lycée. J’ai beaucoup exploré la calligraphie à un moment, qui ressemble beaucoup à du dessin ! Mais je n’ai jamais été bon (rires) !

© Le Chat Papa x KMIS3
© Le Chat Papa x KMIS3

– Pourquoi peindre sur les murs ? Qu’est-ce que cela t’apporte ?

La peinture sur les murs… Ma motivation par rapport à ça a évolué elle aussi… Plus jeune, c’était essentiellement du vandalisme. J’ai passé beaucoup de temps dans les métros berlinois, et nous étions entourés de graffitis. Quand j’ai eu ma première bombe entre les mains, c’était pour ruiner des centres commerciaux désaffectés de la zone française.
Plus tard, mon objectif était de voir mes pièces quand j’allais à la fac. Du coup, il y avait des graffs un peu partout entre ma maison et la fac.
Aujourd’hui, je me remets à la peinture parce qu’elle permet beaucoup plus de supports que les affiches. De plus, on peut faire des choses vraiment plus grandes et colorées ! C’est une de mes motivations principales. Les couleurs sur le béton ! En plus, ma fille est toujours fan de mes chats, alors si je peux en mettre un ou deux sur son chemin de l’école, ça la rend heureuse quelques secondes, et moi quelques jours.
Ce sont des lignes et des courbes de couleurs que tu poses sur le mur… La concentration que ça implique te fait oublier le reste le temps d’un instant. Sans oublier l’adrénaline ! Ça ne remplace pas le surf, mais il y a par moment un ressenti similaire sur l’apaisement lors de la pratique.

© Le Chat Papa x CEET
© Le Chat Papa x CEET

– Pourquoi le street-art ?

J’ai toujours été attiré par ces couleurs, ces lettrages, ces messages. Et puis le fait de rendre l’art accessible à tous, je trouve ça juste génial ! Il fut un temps où celui qui voulait peindre devait faire des grandes écoles d’art. Aujourd’hui, ça s’est vraiment démocratisé. De plus, c’est un moyen de reprendre les espaces d’expression pris par les panneaux publicitaires ! Ils nous imposent leurs filles à moitiés nues et leurs grosses voitures. C’est quand même moins triste de voir un petit chat rose que des choses que tu ne pourras jamais te payer !

© Le Chat Papa

– Tes projets pour 2018 ?

Peindre, peindre et peindre…. Essayer de faire quelques toiles et peut être des expos si l’occasion se présente. Essayer des plus gros projets sur des plus gros murs avec d’autres artistes. Peindre ailleurs qu’à la Réunion, rencontrer d’autres artistes. Peut-être me lancer dans le tattoo si j’ai un peu de temps. Il faut se donner les moyens de faire ce que l’on aime, et essayer le plus de choses possibles !

© Le Chat Papa

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Crédits photos : Le Chat Papa

Street Fans au Musée de l’Éventail

StreetFans-dossier-presse

Date : du 11 mai au 29 juillet 2015
Lieu : Musée de l’Éventail / Anne Hoguet
2 bd de Strasbourg 75010 Paris

Participants :
Nosbé, Bastek, Akiza, Kanos, Levalet, Adey, Astro, Philippe Hérard,
Tarek, Bust, MG la Bomba, Tetar, Solylaisse, Codex Urbanus, Nemi, ShadeeK.

A la fois objet d’art et accessoire de mode, l’éventail a connu un âge d’or de plusieurs siècles, pendant lesquels les artistes se sont tous essayés à ce support particulier, des scènes galantes du XVIIIe siècle aux formes sobres de l’Art Déco en passant par les impressionnistes. Aujourd’hui Anne Hoguet, une des dernières éventaillistes de France,
perpétue ce savoir-faire unique. Parallèlement, le graffiti et le street art, héritiers turbulents des arts graphiques, investissent sans permission les murs de la ville.
C’est la rencontre improbable de ces deux mondes aux codes si différents que le Musée de l’Éventail souhaite montrer aujourd’hui, en invitant 16 artistes de la scène d’Art Urbain française à créer 30 œuvres sur éventail.
Comment passe-t-on du mur à l’éventail? S’agit-il plus d’œuvres d’art ou d’accessoires de mode ?
Les réponses sont à venir découvrir à l’expo street fans au musée de l’éventail.