Festival Cultures Urbaines à Sèvres – 4e édition

Bebar, artiste urbain

Exposition « Fragmento » / La Mezzanine (Hôtel de Ville)

Du 1er au 31 octobre / Né en 1993, l’artiste franco-espagnol Bebar propose une œuvre tout en contraste, entre graffiti et académisme. Formé à l’École nationale des arts décoratifs de Paris puis à la Parsons school de New York, il s’exprime sous différentes formes : illustration, sculpture, tatouage… Cette deuxième exposition parisienne s’intitule « Fragmento » (fragment en espagnol) en référence aux dilemmes de l’artiste : double culture franco-espagnole, étudiant académique le jour, graffeur la nuit. Elle rassemble des toiles et des luminaires faits main réalisés dans un style brut laissant la part belle à la spontanéité

Françoise Peslherbe, photographe

Exposition « L’homme béton » / Sel

Du 2 octobre au 1er novembre / Les photographies de Françoise Peslherbe abordent le thème récurrent de la place de l’homme dans le monde contemporain. Quel est son avenir ? Quel impact a-t-il sur l’environnement ? Grande observatrice, Françoise observe, capte des expressions, des lumières. Elle retravaille ses images en y créant des mises en scène. Elle se joue du macadam, des vitrines, de l’architecture, du mobilier urbain. Elle valorise l’humain et rend hommage à une jeunesse haute en couleurs, contrastant avec la grisaille de la ville. L’homme en mouvement exprime la vie, anime le monde figé dans le béton.Ces manifestations sont organisées dans le strict respect des mesures gouvernementales. Merci de respecter les consignes, port du masque, distances et gestes barrières.

Street Art ?

Exposition / Médiathèque

Du 26 septembre au 17 octobre / Depuis les premiers graffitis à New York dans les années 1970, le street art s’est complexifié, diversifié et ne cesse de susciter la curiosité, les controverses, parfois les crispations. Dans sa forme aboutie comme à sa marge, il dérange, interpelle, étonne et se renouvelle continuellement. Réalisation : Kinexpo

Bob et moi

Spectacle / Sel (salle Luchini)

Jeudi 8 octobre 20 h 45 et vendredi 9 octobre 20 h 45 / L’histoire de Bob Marley, chanteur populaire dont la renommée a dépassé les frontières de sa Jamaïque natale. Son message universel et sa quête identitaire parlaient à tous les opprimés. Partons à Kingston sur les traces du King of Reggae ! Présenté par : Groupe EDLC – Les Echappés de la Coulisse.

Lil Buck Real Swan

Cinéma / Sel

Mardi 13 octobre à 21h / Film de Louis Wallecan (2020) : Lil Buck, jeune prodige de la Street dance de Memphis baptisée « jookin’ », décide de prendre des cours de ballet. Ce virtuose est devenu une référence pour des artistes comme Benjamin Millepied, Spike Jonze ou encore Madonna.

Les informations sur www.sel-sevres.org

AFRO l 100% GRAFFITI, 100% VANDALE

Influencé par les writers parisiens et new-yorkais des années 90, AFRO pratique le graffiti traditionnel à sa sauce à la Réunion après un début sur Paris dans les années 95. Vandale et 100% graffiti, AFRO recouvre les murs de l’île !

Qui es-tu ?
Je suis AFRO, AFRONE, FROA… Artiste Graffiti, avant 2005 je posais FLUT.

Comment as-tu découvert le graffiti ?
Comme beaucoup de monde, en regardant le bord des routes dans les années 80 et également à la TV notamment dans l’émission H.I.P H.O.P. de Sydney[1]. J’ai ensuite atterri à Mantes-la-jolie en 92, en plein essor du Rap. Puis en 95, je me suis retrouvé à Paris, dans un lycée métro Stalingrad, un endroit clé du graffiti (terrains légendaires, magasin Tikaret, une véritable institution dans le hip hop… et j’ai commencé sérieusement l’année suivante en 96.

Parle-nous de ton ou tes crews ?
Je fais partie des KIE depuis mes débuts, et je suis aussi dans le 96PF, un crew récent. KIE a été fondé dans les années 90, j’ai été recruté comme la jeune génération par SKOFE et LOFE.

Le graffiti pour toi c’est quoi ?
Mon point de départ pour beaucoup de chose, apprendre à élaborer et à structurer des projets… C’est surtout une contre-culture, un monde dans le monde. Une sorte d’addiction et de thérapie en même temps.

Plutôt lettrage ou perso ? Pourquoi ?
Les 2. J’étais plutôt Tags et throw-ups, block letters, chromes… Et j’ai, plus tard, fait des pièces colorées. Je fais également des persos.

Pourquoi AFRO ?
C’est un nom que les gars de mon crew m’ont donné. J’ai essayé et les lettres m’ont plu. J’ai donc continué.

As-tu toujours graffé à la Réunion ou tu as aussi voyagé ? Si oui, raconte-nous (les différences, les spots, …)
Alors comme je te l’ai dit plus tôt, j’ai commencé à Paris, ici à la Réunion, c’est très nouveau pour moi. Je n’ai pas vraiment voyagé avec le graffiti mis à part la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et la Grande Bretagne… Les Pays-Bas, l’Espagne… OK, j’ai bougé un peu …
Chaque endroit, chaque époque sont très différents. Dur de comparer. Les spots et supports sont sensiblement les mêmes partout ; terrains, rues, roulants…

Pratiques-tu le vandale ? Pourquoi ?
Oui, ça me parait essentiel, écrire son nom c’est la base de cette pratique.

Comment vois-tu l’évolution du graffiti ?
Le graffiti évolue au fil du temps c’est certain : techniques, matériel, infographie. En tout cas je pense que ce mouvement va perdurer… les peintures murales sont éphémères mais parfois intemporelles. Ce qui fera une constante évolution.

Raconte-nous une anecdote/rencontre qui t’as marqué.
A Paris tu rencontres beaucoup de writers, toutes générations confondues. Un jour, je prenais un café rue de Rivoli, il y avait un monsieur plus âgé que moi assis en face de moi, son visage me disait trop quelque chose, je suis allé lui demander si on ne se connaissait… Il me répond avec un accent cainri : “Salut je m’appelle SEEN”, je l’avais vu dans le film “Style War”. Je n’ai pas pensé à lui demander une kasdedi. Legendary allstar.

Une dédicace ? Un dernier mot ?
Big up à tous mes OG’s, ceux qui peignent encore : large up. Une spéciale pour la nouvelle génération qui met l’ambiance !

Aux KIE Crew : LOFE, KLEBS, LIKER, ALCAZ, KOPEA, FLESH, SKOFE, BUENO, GONG, LOMBAR, PARSKE, BAFE N MORE…CISPEO SWC, RUGS THE IRIE, DEKS, MOTYF, SUPANAO, DIAZ, MAKAK, KPTN, ZEMAR, MIAOU… j’en oublie sûrement.

À tous ceux qui me connaissent.
Peace.

[1] H.I.P. H.O.P. était une émission de télévision française diffusée sur TF1, conçue et animée par Sidney, qui a diffusé la culture Hip-hop en France et l’a rendue populaire.

Crédit photo : © AFRO

Où trouver Paris Tonkar magazine #20 ?

Vous pouvez télécharger la liste des points de vente en France du magazine en cliquant ici : Fichier des points de vente.

Paris Tonkar, c’est la référence du graffiti et du street art depuis 1991. Magazine associatif 100 % indépendant (des galeries notamment) ! Le numéro 20 débarque en mode « International » SPÉCIAL RUSSiE avec une NOUVELLE FORMULE optimisée depuis quelques numéros. 100 pages quadrichromie et un sommaire international imposant (Russie, Allemagne, Hollande, France…), RASKO réalisant son impressionnante couverture comme pour marquer le coup de la profusion de writers qui existe en ex-URSS !

Paris Tonkar magazine

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