Retour sur le Graffiti 974 JAM – 1ère édition

La Réunion a connu un mois d’octobre 2019 animé par plusieurs événements street-art et graffiti ! Retour en images sur l’un d’entre eux : Le Graffiti 974 JAM, 1ère édition organisé par Le Graffiti 974 et l’association LORD de la Rochelle. Un événement qui a duré 2 jours, les 26 et 27 octobre 2019 à l’Etang du Gol de Saint-Louis (RE). Un public qui a répondu présent et des graffeurs et street-artistes plus que motivés à peindre sur la fresque ou sur les murs libres du spot ! Le rdv est pris pour l’année prochaine !

Par Les Yeux de l’endormi

Soirée de lancement : Graffiti 974 JAM

Visuel de l'affiche

L’événement « GRAFFITI 974 JAM » qui se déroulera les 26 et 27 octobre 2019, est une manifestation culturelle, festive et artistique, organisée dans le but d’offrir au public un panel complet d’activités que représente le mouvement Hip-Hop et de réunir les acteurs de ce milieu.

A cette occasion et en partenariat avec le Downtown St Pierre, aura lieu le jeudi 24 octobre dès 19h : LA SOIRÉE D’OUVERTURE DU GRAFFITI 974 JAM !!!

/// Au programme ///

– Menu spécial « Graffiti 974 »
– Performance live street-art / graffiti
– Exposition éphémère
– Une ambiance hip hop assurée par DR.STEW

Une soirée à NE MANQUER SOUS AUCUN PRÉTEXTE !!!
A ajouter absolument à vos agendas !

Infos et Réservations :
downtownstpierre@gmail.com
0262 08 76 53

A propos du Graffiti 974 Jam

FESTIVAL REUNION GRAFFITI DU 04 AU 13 OCTOBRE 2019 à la Réunion (974)

L’association Fat Cap est basée aux Camélias, à Saint-Denis. Crée en 1996 par deux artistes grapheurs Konix et Eko, elle s’est spécialisée dans les domaines de la vidéo, la photo, le graphisme, l’infographie et la MAO. Pratiques qu’elles souhaitent aujourd’hui transmettre et mettre au service du public.
Elle mène des actions culturelles et artistiques, avec comme support le graffiti et la peinture, et travaille, via ce support, sur des axes de médiation avec la jeunesse.

Réunion Graffiti est le premier rendez-vous du graffiti et du Street Art à l’Île de la Réunion. 25 artistes vont se réunir le temps d’une semaine pour un moment d’expression et d’échanges entre artistes internationaux et artistes locaux.

La Réunion deviendra ainsi pendant quelques jours un rendez-vous majeur de l’art contemporain à l’échelle mondiale, lui permettant de rayonner par-delà l’Océan Indien. Deplus, comme l’intérêt pour le Street art ne cesse d’augmenter sur l’île, Réunion Graffiti a la volonté de faire participer un public d’initiés mais également familial et scolaire.

Pour sa première édition, le festival se déroulera à Saint-Denis.

  • L’espace extérieur de la FABRIK, au cœur du quartier Patate à Durand,  sera dédié à réalisation d’une fresque monumentale de 500 m2 comprenant une façade d’immeuble et un mur de 90 m de long. Cet évènement de proximité propose réellement d’utiliser comme médium le graffiti afin d’offrir un espace d’échanges, de partage et de découverte aux habitants du quartier et à un plus large public. Nous prévoyons d’associer les associations de quartier pour créer une synergie de proximité et mettre en valeur les savoir-faire du tissu associatif. C’est à notre sens, aussi une manière de valoriser les quartiers.
  • La médiathèque François Mitterrand accueillera un workshop de 2 jours ou les artistes réaliseront des toiles qui seront ensuite exposées lors du festival.
  • Conférence, projection de film, expositions, soirée, rythmeront la semaine de festival dans différents lieux et établissement du Chef-lieu.

Pour en savoir plus sur le Festival, c’est par ici : https://reuniongraffiti.re

PRC, le bloc letters crew

Le PRC Crew est une bande de pote qui a retourné pendant des années les plus grands murs de l’île de la Réunion avec leur bloc letters. Rskpé et Mcdick ont répondus à nos questions.

Quand et comment le crew PRC a été créé ?
PRC crew est né dans l’ouest de l’ile de la Réunion il y a une bonne quinzaine d’année. Il a été créé par SOACK (maintenant LHORLOGE), WOSK et IKONE à l’époque du lycée. Nous étions jeunes et insouciants ! Le PRC Crew va alors accroitre ses membres d’année en année.

Que signifie PRC ?
PRC a deux significations distincte le « Paris Réunion Connexion » est son nom originel. Mais la branche locale est « Pur Race Coq », l’animal étant un emblème et un véritable culte à la Réunion (bataille coq). Il y avait alors deux représentations : La Réunion des hauts et la Réunion des bas ! Ainsi nous nous retrouvions tous sur un même mur avec des lettrages différents, dans une harmonie parfaite.

Vous êtes à combien dans le crew ?
Actuellement on peut dire que nous sommes réellement 10. Même si au début nous étions plus car le crew était à ses débuts. Depuis certains se sont arrêtés, d’autres sont arrivés.

Présentation de chaque membre :
Ikon, dock, dick, makio, l’horloge, rskpé, loisir, shoz, liz, miel, mek (des olds timer), milk shake, ulper (toujours actifs), bongo, beoz, biz, wosk, west, kart (des mecs inoubliables et très importants à l’époque des gros blocs !)

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A la Réunion, on voit souvent de gros bloc de lettre PRC sur de grandes façades, se faire voir de très loin est l’une de vos priorités ?
C’est vrai nous étions très passionnés et investit par les gros blocs letters. Pour nous c’était un moyen de se retrouver. C’était pour nous des challenges mais aussi l’occasion de se différencier des autres crews de l’île. Durant ces années le graffiti était très présent sur la Réunion, il fallait pour nous se démarquer. Mais il faut aussi souligner que tout cela nous a procuré des moments, jusqu’à ce jour, INOUBLIABLES.

 Graffer en crew, les avantages ?
Déjà la notion crew doit être qualifié à sa juste valeur. Pour nous il n’était pas rare de tous se retrouver (ça faisait beaucoup de monde !) et c’est vite devenu du travail de groupe. Les blocs et les fresques réalisés étaient devenus un vrai travail d’équipe. Je pense que c’est un vrai avantage. Le mélange des styles, la façon de travailler nos pièces, on était en perpétuel apprentissage. L’entraide, que se soit au niveau du graffiti, mais surtout dans la vie. Des valeurs hip hop que l’on ne perdra jamais. Au début le crew ne se résumait pas qu’au graffiti : danseurs, chanteurs (et qui chante toujours), skateurs… il n’était pas rare de se retrouver chez les uns pour partager un repas, discuter, s’éclater. C’est toujours le cas aujourd’hui mais avec quelques années en plus et plus de maturité.

Actif à l’échelle nationale et internationale ?
Avec le temps, certains membres du crew se sont expatriés. Certains à Toulouse, Paris, New York et Barcelone. Quand cela devient possible, nous essayons de nous retrouver pour peindre tranquille et sans pression.

 Le crew est toujours formé ? Si non, pourquoi ?
Le PRC est toujours formé, certes nous n’avons plus le rythme d’avant, beaucoup d’entre nous sont devenus des pères de famille. Mais dès que l’occasion se présente nos sacs sont prêts et nous allons poser. Essentiellement en terrain mais toujours avec la banane et la même passion qui nous animent depuis tant d’années.

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Des anecdotes à raconter ?
Ils y en a beaucoup, mais certaines nous ont marqué. Notamment lorsque nous réalisions une grande fresque sur le thème des volailles au bord dune route nationale et qu’un véhicule des pompiers s’arrête sur la BAU. Un moment exceptionnel car une naissance a eu lieu. Nous crions alors tous nos noms pour, pourquoi pas, donner une idée de prénom au petit.

Il y a eu de bons et de moins bons souvenirs, ils nous a fallu calmer nos ardeurs de blocs lorsque les forces de l’ordre comptaient bien nous mettre la main dessus.

Mais aussi des différents, avec un crew qui a duré très/trop longtemps. Anecdotes qui avec le recul nous a fait comprendre que pendant une période nous sommes allés trop loin. Au niveau des blocs letters, l’insouciance avait pris le pas sur la réalité. Certains anciens n’étaient alors pas forcément d’accord avec cela et nous pouvons maintenant le comprendre. Mieux vaut tard que jamais.

 Est-ce que la Réunion est un lieu propice à la création, aux spots de graff ?
Nous avons grandit avec des graffeurs de talents tant au niveau Lettrages que Perso. Ce fut très enrichissant car les magasins de bombes n’existaient pas donc les marques spécialisées non plus. On pouvait vraiment juger la force de chacun car nous graffions avec des bombes pour automobile ou autres. Les lSA, OCB, ADR, ALEZ, 3HS, DT, NSK, DKP, PEZ et j’en oublie certainement, étaient omniprésents. On pouvait voir des fresques magnifiques ou même des chromes bourrés de style. Oui je pense que la Réunion est propice à l’aérosol, au GRAFFITI. Ces mecs nous ont ouvert la voie. Il y avait des styles différents de partout c’était hip hop, une ambiance particulière tout en vivant sur une Ile. Nous avions alors à coeur de reprendre le flambeau.

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Des projets en vu pour 2017 ?
Nous sommes maintenant bien moins actifs mais notre ambition est de pouvoir peindre dès que cela est possible. Le graffiti est pour nous un moyen de nous évader, de se retrouver, nos projets sont simples : Faire des lettres et encore des lettres, créer des connexions quand cela est possible. Nous en profitons pour saluer tout les graffeurs de l’île : la jeune garde qui monte, respect aux Tea, MOB, 253, OKF et ceux que nous oublions, qui nous offrent un peu de Peps sur nos routes. Un gros Salut aux writers qui sont hors département, je pense à hugo, la lizette, djamb et docker. Un big gup à LABAZ crew des mecs important pour nous.

Pour finir je rajouterai qu’avec le temps nous perdons des personnes chères, j’adresse donc toute mes pensées à ceux qui ont disparu, grosse dédicace à MUMU et POST. Nos pensées aux autres qui ont connu la douleur.

Crédits photos : PRC Crew

KONIX et les débuts du graff à la Réunion

KONIX fait parti de ceux qui ont permis au graffiti de se développer sur les murs de la Réunion (974). Il regarde l’évolution du graffiti depuis les années 90s et il a beaucoup à nous dire.

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Présentes-toi en quelques mots.
Hello my name is KONIX, je représente mon quartier Les Camélias à St-Denis de la Réunion, quartier Nord, à l’ancienne, fier de mes Racines. J’ai vu et j’ai participé au lancement de la « vraie » culture Graffiti à la Réunion.

Quand et comment as-tu découvert le graffiti ?
K : Tu débarques fraichement du collège, t’arrives chez les grands et boom tu vois des « Écritures » sur les murs des salles, des : « STUN FOR MAD ». Je ne savais pas ce que c’était mais je trouvais ça hyper fun ! Comme tout le monde j’ai un pote qui connaît tout sur tout et qui m’explique que ce sont des tags, des pseudos laissés par des mecs sur les murs… Mais la grosse claque allait arriver, c’était les BLOCK LETTERS de « SKUO » un peu partout à Saint-Denis et dans l’ouest aussi…

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Est-ce que le hip-hop est quelque chose qui te parle ? Si oui, est-il indispensable pour être dans ce milieu ?
K : Oui le HH me parle car à l’époque tous les jeunes qui aimaient cette culture se retrouvaient dans le quartier Saint-Jacques (Sainte-Clotilde, Réunion). Tout le monde y était : danseurs, tagueurs, graffeurs, DJs, rappeurs, toasters, coiffeurs … on se côtoyait tous. Je dirais même que si personne ne dansait ou était DJ, tout le monde taguait aux poscas…oui je sais ça parait fou mais « this is the truth » !

Si tu avais un historique à faire sur le graffiti à la Réunion, quels noms, styles et générations en ressortiraient ?
K : Attention les noms que je vais citer ne sont pas exhaustifs, par avance ne vous offusquez pas si j’en oublie certains. Les premiers tags : MAD, STUN, mais ils ne taguaient que dans le lycée. Bien sûr il y a eu SKUO, les ONE POSSE (KARTER, ESCRO et caetera) qui représentaient le Chaudron. NGS, MMC représentaient bas de la Rivière. Il y avait LUZ de la ruelle pavée, les AEP avec REK des Camélias, CSA, CEA, DCA, Jace/ADN du Sud. Plus tard LSA, NSK, OCB… c’était une époque de ouf ! La BAC n’existait pas encore et tous ces boys/badboys se retrouvaient les mercredis sur les marches d’un magasin dans le centre-ville. C’était un peu chaud, les embrouilles et les claques arrivaient vite pour un oui pour un non, les jeunes marchaient en bande. Je me rappelle des bagarres sur le terrain de basket-ball : des aiglons avec des supporteurs sudistes. L’arrivé de la BAC à la Réunion a fini par éliminer ce « Hot spot » des délinquants juvénile de la capitale.

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Le graffiti dans les années 90 et maintenant ? (différences, évolutions, etc.)
K : Purée ils ont mis de la « stevia bio » dans le graffiti aujourd’hui ! Ce n’est que mon avis personnel, mais déjà qu’à l’époque les médias faisaient l’amalgame volontairement entre graff et tag, voilà qu’ils ont finalement trouvé le terme le plus aseptisant: STREET-ART! Le graffiti Réunionnais est né dans les quartiers défavorisés de Saint-Denis, ruelle pavée, bas de la rivière; Camélias, Chaudron, ce n’était pas un milieu de mafieux ni de gangsters, mais les baffes se perdaient assez rapidement. Ce que je veux dire c’est que le graffiti doit garder son côté rude, sauvage, rugueux. Aujourd’hui même les vandales du 974 font des Lettres arrondies, passent partout, Bisounours,… où sont passés le côtés pointus, tranchants, hardcore, sales du graff ?! Alors je ne te parle même pas des graffs autorisés… Je comprends qu’il faut payer les factures, que le graffiti est assez ouvert pour accepter tous les styles, mais je crois que le terme STREET ART est en train de tuer le graffiti, ami graffeur (si tu pense que tu es un artiste), va faire un tour au Louvre, arrête-toi devant Le radeau de la Méduse, prend ta claque et revient faire du vrai graffiti ! Bordel ! Sinon oui le niveau a super bien progressé localement, le matos permet de faire des trucs de ouf ! Mais au lieu de faire des trucs de ouf certains préfèrent faire des bisounours pour plaire aux mairies et avoir les contrats !

On se recentre un peu sur toi, où et quand as-tu posé ta première pièce ?
K : En 89 ou 90, les danseurs du crew CEA « Cartonneurs en action » où j’étais à l’époque (BIG up CHARO et MAXI) avaient remporté un concours de danse, la récompense : un gros sac de bombes de peinture. Le soir même MAXI, JACE et moi-même décidons de poser un truc. La nuit tombée, vers Champs Fleuri, on commence à poser, en à peine 5 minutes JACE avait fini et nous dit bye bye, c’est la claque, je me rend compte qu’on n’est pas au niveau. On continue notre graff en impro total, juste quand on termine et qu’on va se casser, les condés nous tombent dessus! Ils nous prennent la tête, nous font la leçon, tout ce qu’un ado adore (rire). Mais ils finissent par nous dire qu’ils gardent le sac de bombes et qu’on peut partir, perso l’adrénaline commençait à redescendre et c’est à ce moment que MAXI s’énerve et engueule les keufs : on est dans un pays libre, les droits d’expression etc. Je nous voyais déjà au cachot, finalement le chef nous dit qu’on peut partir et garder les bombes mais qu’il ne nous croise plus ! J’ai passé ma jeunesse à me doper à l’adrénaline !

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Comment décrirais-tu ton parcours dans le graffiti ?
K : C’était le début du graffiti à la Réunion, localement il n’y avait pas de magazines pas de livres dédiés aux graffiti disponibles. Les meilleurs poseurs locaux étaient ceux qui avaient acheté « Spraycan Art » lors d’un voyage en Métropole… Nous les seuls trucs qui nous sauvaient, c’était les quelques rares photos récupérées dans les premiers reportages sur le graffiti publiées dans les magazines people comme Paris-Match.

Il y avaient aussi les mecs qui avaient grandi à Paris et qui étaient de retour au bled, ils avaient un pur style Parisien en Tags. J’ai beaucoup été influencé par le style de BAKER, c’était pour moi la grosse claque en gueuta ! Plus tard les « intox » et le « Paris Tonkar » ont fini par arriver sur l’ile, cela a permis de booster le niveau du graffiti local. Alors forcément mon parcours dans le graffiti et la quête du style fut assez rude, mais il fût authentique; Big up à tous mes anciens frères d’armes, amies, ennemis…

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Pourquoi le graffiti ?
K : J’ai été piégé (rire), mon pote Maxi m’a mis au défi de reproduire un tag au marqueur, quand j’ai essayé, j’ai vite compris que ce n’était pas aussi facile de reproduire ces écritures. Étant un challenger, j’ai travaillé mes tags, du coup, j’ai été immergé dans la culture graffiti jusqu’au cou sans même m’en rendre compte.

Es-tu dans un crew ? Si oui, lequel et historique (date de création, combien de membre et leur blaze) Si non, pourquoi ?
K : La culture graffiti originelle dont je suis issu fait que forcement je suis dans un crew, LSA CREW. LSA existait déjà, je m’entendais bien avec ces mecs donc j’ai fini par intégrer le crew. Je risque d’oublier des blases mais il y avait : ATROS/MEARS, SKYNER, SEAN, MEA, il me revient un visage mais pas le blase, si quelqu’un s’en rappelle, je vais laisser un blanc pour noter son nom (_________________)(rires).Ensuite il y a eu KONIX et EKO.

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Est-ce que la Réunion est un lieu qui aspire au graffiti ?
K : Notre ile est incontestablement une terre de graffiti !

Des expositions, projets en cours ?
K : Perso, exposer ce n’est pas cette facette du graffiti qui m’intéresse le plus. Par contre il y a un gros travail de mémoire à faire sur le graffiti à la Réunion. J’ai attendu longtemps pour qu’un ancien le fasse mais comme personne ne le fait, je finis par penser que cette tache m’incombe ! Si les nouvelles générations ne savent pas d’où vient cette culture Graffiti ils risquent de se perdre dans les limbes du street art, déjà que même les anciens s’y perdent. Sinon j’aimerais bien travailler sur un festival graffiti international qui se déroulerait sur notre petit caillou, mais la force est plus forte du côté obscur.

Photos : KONIX x LSA Crew