Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

10728616796_7665b84d1d_b

D’où vient ton blaze ?
X : J’ai commencé le graffiti en 1991, et comme tous les jeunes de mon quartier, il fallait un blaze. Avant, je faisais « Ary X » et en 1993, j’étais dans la classe de Dusty qui taguait et qui connaissait déjà les 3DT. Sur la table de la classe, j’ai commencé à faire un « x », un « o », j’ai rajouté « er » et ça fait « Xoer », tout simplement. Il n’y a pas de signification à ce blaze même si dix ans plus tard, j’ai découvert que c’était un nain maître des illusions dans les jeux de rôle.

Comment as-tu approché Swen à l’époque ?
X : J’ai rencontré Swen par l’intermédiaire de Xane puisqu’il a grandi plus ou moins avec eux dans le 93 à Saint-Ouen, à Saint-Denis, etc. Un jour, il est parti voir son pote Swen, et je suis allé avec lui. On a tout de suite accroché, et voilà.

Avez-vous beaucoup graffé dans des friches ou dans d’autres endroits ?
X : Swen avait arrêté à l’époque, car eux, c’est en fait la deuxième génération. C’est les mecs qui cartonnaient les métros fin des années quatre-vingts et au début quatre-vingt-dix. Nous, on était la troisième génération. On a fait quelques fresques avec Swen mais c’était plus des terrains que du vandale.

13100532355_d2445c5768

Qu’est-ce tu penses des puces de Saint-Ouen qui deviennent une plaque tournante du graffiti ?
X : Dans le 92, il y a eu beaucoup d’équipes, de graffeurs et Saint-Ouen, comme Montreuil, est une ville qui vit avec une identité, et tu peux voir des tags et des graffs partout. C’est bien que la banlieue soit représentée, car souvent, quand on parle de graffiti, on parle des galeries parisiennes.

 

Interview : Cédric Naïmi
Crédit photos : Xoer

État des lieux du graffiti et du street art - Enquête

Pour acheter le livre : État des lieux du graffiti et du street art – Enquête