Festival Mur du Souffle

Affiche Festival - Mur du Souffle 2019

Les 29 et 30 juin, sous forme de promenade artistique, dans plusieurs lieux de la ville de Bruges en Gironde, les amateurs de graffiti pourront découvrir des murs réalisés par quatre graffeurs qui investiront des murs de plus de 35m2 chacun pendant deux jours : Rouge, Katre, Mika et Daco.

CAPS ATTACK #2

affiche_A3_caps_attack_2_300x400

CAPS ATTACK #2 : du jeudi 6 juin au dimanche 9 juin aura lieu le Festival Graff « CAPS ATTACK #2 » organisé par l’association Art Osons ! allée des chênes d’or dans le Grand Centre (Cergy Préfecture) à Cergy Pontoise. 

La conquête picturale des murs cergyssois continue ! Après la zone artisanale Francis Combe, c’est dans le Grand Centre que le festival Caps Attack revient pour colorer le paysage…

CAPS ATTACK est un festival pluridisciplinaire à la dimension internationale axé autour du graffiti et du street art. C’est un rendez-vous festif, des rencontres, des échanges, du bon temps partagé autour de passions ou de curiosités communes.

SHEST / TOP / DIE ON TOP (1973-1995)

Sketch

« Je mets en déroute tout ce qui n’est pas en vie autour de moi pour ne m’apercevoir à l’heure de ma mort que je n’ai pas vécu. »

Shest PC 1993

Né en 1973, SHEST a grandi dans le quartier des Abbesses. Contemporain de SQUAT, BANDO, BOXER, des CTK… À partir de 1988, il s’initie aux arts de la rue et ne cessera de peindre jusqu’à sa mort brutale en 1995. Il suivait des études en Arts appliqués et se destinait à devenir graphiste typographe.

Habitué des quartiers nord (XVIIIe, Moskowa, Saint Ouen, Clichy…) et de la Petite ceinture, il a beaucoup peint de « Block-Letters » en monochrome avant de s’ouvrir à de nouvelles formes de lettrages et de nouvelles techniques : rouleaux, peintures de revêtement…

Précurseur dans certains domaines, il s’est essayé à de nombreux supports comme la toile, l’affichage, l’illustration, le collage…

Shest 1993Shest 1991

Photographies : SD

Interview de Tee-J PAW / NTM

Celui qui a découvert le terrain de Mouton-Duvernet… Tout comme BOXER, il a su placer ses Tags dans des endroits visibles de tous et qui ont duré malgré les nombreuses campagnes de nettoyage de la mairie de Paris.

TEEJ

En 1984, adolescent, il découvre le graffiti avec le film Beat Street au cinéma, mais ce n’est que trois ans plus tard qu’il commence réellement à pratiquer avec assiduité en compagnie de BANGA, KAY et JOEY. Avant de signer TEEJ, il s’essaye au Tag avec plusieurs autres blazes dont STANLEY et STAN…

« 1984, une mode puis en 1987 un mode de vie… »

À partir de 1987, la ligne de métro 13 est régulièrement visitée par TEEJ qui devient proche de JERK, KAY et TEX des TCG (The Criminal Gang), rencontré dans le XVIIIe, dans le quartier de la Fourche. En compagnie de SAN, il s’occupe de la ligne 6 et peint à Mabillon ou encore à Mouton-Duvernet. Avec ses comparses de la place Clichy, ils « cartonnent » la station Alésia tout comme le dépôt de la ligne 4… À cette époque, TEEJ passe le plus clair de son temps à bomber les rues !

« On a pas mal taggué avec MODE et COLT, surtout quand on allait au Zoopsie… »

Il découvre un terrain vague qui par la suite deviendra mythique pour la scène du graffiti parisien : Mouton-Duvernet, un repère au fond d’une ruelle, garage souterrain abandonné et fréquenté à l’occasion par des Skins…

« En fait, j’ai découvert ce terrain quand je taguais pas encore ! J’avais un pote qui habitait à Alésia et, en bon ado qui se respecte, j’aimais faire deux choses : casser des vitres et faire des feux ! Alors naturellement, il m’a emmené dans ce terrain qui était un parking pas encore terminé et dont le chantier s’était arrêté… Ce qui donnait un côté vraiment underground et sauvage, impeccable plus tard pour le graffe. À l’époque j’habitais Porte de Châtillon et lorsque je me suis mis vraiment à taguer en 87, j’y ai emmené mes premiers potes tagueurs. »

Dans les années 90, il change de vie et arrête d’arpenter le bitume pour poser TEEJ, non sans regret. Il se consacre pleinement aux cours d’art dramatique qu’il suit pour devenir acteur…

TEEJ 1

« Tous les dimanches après-midi, on se retrouvait avec les B-Boys au Bataclan d’Oberkampf. Et un jour BANGA m’a dit que je pouvais taguer PAW (Police Against Writerz) ! C’était ma première consécration car dans PAW, il y avait BANGA mais aussi le regretté BOXER et SHEEK aussi… Enfin que des cartonneurs ! »

BOXER / CTK

BOXER 1

Vers la fin de 1985, quand j’ai commencé à faire attention aux tags dans la rue, je ne voyais pas trop la différence entre les différents blazes qui commençaient déjà à recouvrir les murs et la Petite ceinture que j’aimais fréquenter avec des copains. Pourtant, une signature à la bombe noire m’avait marquée, car ce nom évoquait pour moi la Chine et sa guerre de 1899-1900. Un peu plus tard, j’ai réalisé que celui qui posait BOXER était l’un des premiers tagueurs et c’est devenu un modèle pour les générations suivantes…

BOXER MODE

Je ne l’ai jamais rencontré lorsque je préparais Paris Tonkar et, à l’époque d’1Tox, je l’ai croisé une fois sans savoir que c’était lui… Cet homme était aussi discret dans la vie que connu dans la rue par ses pairs. Repose en paix !

BOXER