Les chroniques livres de l’été #4

COLLECTOR — Canela Magazine

Canela Magazine, c’est le genre de mag qu’on ouvre pour les images et qu’on garde pour la culture. Un vrai collector espagnol, avec cette odeur de papier, de peinture et de terrain qui rappelle les magazines graffiti d’une époque où il fallait chercher les images, les échanger et les collectionner.

Au fil des pages, on retrouve de vraies photos vandales, des trains, des spots, des murs et surtout de bonnes pièces. Du graffiti dans son jus, avec des styles, des panels et des murs qui racontent quelque chose. Pas besoin d’en faire trop : les photos parlent d’elles-mêmes.

Le mag propose aussi des pièces de grande qualité, avec une sélection qui montre la richesse des styles et des scènes. On passe du bombing aux productions plus travaillées, avec toujours cette culture du writing en fil conducteur.

Les interviews apportent un vrai plus. Elles permettent de découvrir les writers autrement, leurs parcours, leurs influences et leur manière de voir le graffiti. Et la partie old school est particulièrement intéressante : elle remet en perspective les générations, les styles et les fondamentaux de cette culture.

Canela, c’est (du moins c’était) un mag qui garde un vrai esprit graffiti. Du vandale, de belles pièces, des interviews, de l’old school et surtout des images qui donnent envie de ressortir les bombes et de retourner sur le terrain.

Pour PARiS TONKAR, c’est clairement le genre de publication qu’on aime mettre en avant : un collector espagnol qui documente le graffiti avec passion, sans en perdre l’âme.


Jo Di Bona — Pop Graffiti, Éditions Alternatives

Avec Pop Graffiti, Jo Di Bona nous propose un bel ouvrage qui retrace l’évolution de son parcours artistique, du graffeur de ses débuts à l’artiste qu’il est devenu en 2024, avec son univers Pop Graffiti.

Le livre revient sur différentes étapes de son parcours, notamment ses débuts dans le graffiti, son passage par la musique, puis la construction progressive de son langage artistique. Une évolution que l’on découvre à travers de nombreuses et belles images qui permettent de suivre son travail et ses transformations au fil des années.

Jo Di Bona a développé une esthétique personnelle, mélangeant peinture, collage, couleurs, portraits et références à la culture populaire. Ce livre permet de mieux comprendre la construction de cet univers et le chemin parcouru depuis ses premières expériences dans le graffiti.

C’est un livre bien illustré, qui permet de découvrir ou redécouvrir le travail de Jo Di Bona et son évolution du graffiti vers le Pop Graffiti.

Dommage toutefois que PARiS TONKAR ne soit pas cité dans cet ouvrage. En 2016, nous avons été les premiers à offrir notre couverture à Jo Di Bona, avec le numéro 13 du magazine. Nous lui avions consacré également une longue interview, disponible aujourd’hui encore sur le site de PARiS TONKAR. Celle-ci permet de retrouver Jo Di Bona à une étape importante de son parcours et de comprendre son rapport au graffiti, à la création et au Pop Graffiti.

Un livre à découvrir pour ses belles images et pour suivre l’évolution d’un artiste qui a su construire, à partir de la culture graffiti, un univers artistique qui lui est propre.

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