Woshe

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Woshe est passionné depuis 25 ans par le graffiti. Dans ces deux livres, il nous raconte l’histoire de la naissance de cette culture urbaine née aux Etats-Unis.

Woshe is passionate for 25 years by graffiti.In these two books, he tells us the story of the birth of this urban culture born in the United States.

 

Né en 1972 dans le Val de Marne, Woshe découvre ses premiers graffiti à 14 ans. Il commence à tracer ses propres esquisses tout en glanant un maximum d’ informations sur cette pratique artistique. Il découvre alors une véritable culture, initiée par des pionniers, riche d’une histoire et porteuse de valeurs positives dans lesquelles il se reconnaît.

Alphabet

Born in 1972 in the suburbs of Paris, Woshe discovered his first graffiti at 14 years old.He begins to draw his own sketches while gleaning a maximum of information on this artistic practice.He discovers then a true culture, initiated by pioneers, rich of a history and carrier of positive values in which he recognizes himself.

Facebook : https://www.facebook.com/woshe.blackbook

Street art et graffiti de Anna Waclawek

g_ThamesHudson12StreetArtetgraffitiWaclawek, Anna, Street art et graffiti, Paris, Thames and Hudson, 2012.
Enseignante au département d’Histoire de l’art de l’université Concordia à Montréal, Anna Waclawek a publié en 2012 Street Art et Graffiti, aux éditions alternatives. Alors que les études approfondies de chercheurs spécialisés analysant réellement le phénomène de l’art urbain sont encore rares, a fortiori en France, cette ouvrage permet une bonne introduction au mouvement et à son évolution depuis ses débuts. Partant de writing nord-américain comme socle référentiel, l’auteure livre une étude intéressante sur l’évolution du courant. Même si l’approche sociologique, voire anthropologique, mêlée au mythe de l’ascension sociale digne du rêve américain sont légèrement trop prégnants dan les deux premiers chapitres, le traitement par le prisme culturel et le rapport de l’artiste à l’environnement urbain permet de dresser un panorama large des pratiques de rue ainsi que de leurs tenants. Ce livre constitue ainsi une belle introduction à l’histoire du street art en tant que pratique inscrite dans le champ culturel.

Street Art de Johannes Stahl

9783848000937FSStahl, Johannes, Street Art, Cologne, éditions Ullmann, 2012.
Johannes Stahl propose une généalogie de l’art urbain élargie. En effet, loin de se restreindre au writing nord-américain comme référent historique, l’auteur initie une véritable étude sémantique du terme même de « graffiti ». Cela lui permet de mettre en avant un intérêt préexistant de personnalités et d’artistes dès la deuxième partie du XXe siècle et surtout dès les années 1930. En effet, le point de vue élargi de Johannes Stahl permet d’induire une poétique des signes de la rue portée par l’artiste Braissaï via ses multiples photographies et écrits dans les revues surréalistes de l’époque. En découle naturellement une vision de l’art urbain au sens anglo-saxon d’ « urban art » dont les interventions d’artistes tels que Matta-Clark, Ernest Pignon-Ernest ou Buren sont inscrits dans le champ défini.

« Occupation Visuelle » de Jean-Baptiste Barra et Timothée Engasser

Coécrit par Jean-Baptiste Barra et Timothée Engasser, Occupation Visuelle traite des graffitis de Santiago au Chili et São Paulo au Brésil sous l’angle de la sociologie visuelle. Les deux auteurs sont partis à la rencontre de graffeurs œuvrant dans l’illégalité pour mieux les connaître et bousculer les stéréotypes qu’ils subissent. Agissant dans l’ombre des artistes du street art que les municipalités valorisent par le biais de commandes visant à augmenter l’attrait touristique, ces graffeurs entretiennent des relations complexes avec la société ; au Chili par exemple, les graffeurs comme Desoo assimilent les commandes de grand murs peints à du « graffiti capitaliste » vanté par les médias qui les opposent aux tags dans une propagande de dénigrement des graffitis réalisés librement. Ce sont d’ailleurs essentiellement les tags – ou les pixos pour la partie sur São Paulo – que les auteurs ont choisi de montrer, et qui comptent parmi les expressions les moins comprises, les moins contrôlables par les gardiens de l’ordre, et donc systématiquement assimilées à du vandalisme. Les tagueurs, eux, se sentent acteurs de l’environnement visuel de leur ville, comme à Santiago où Jean-Baptiste Barra rapporte la parole de Ladrido : « C’est important qu’on voit qu’il y a du mouvement, que nous n’habitons pas la ville seulement pour nous transporter d’un lieu à un autre, mais que nous en faisons partie, et que nous construisons et déconstruisons. ». Les auteurs restituent brillamment le regard que portent les graffeurs et les pixadores sur la ville. Un regard forgé par ceux et celles qui y vivent autrement. « Autrement que ceux qui veulent les cantonner à dormir, travailler et consommer » comme l’explique Timothée Engasser à propos de São Paulo. Les photographies viennent contextualiser les propos en rendant compte des caractéristiques architecturales de chacune des villes, de manière rigoureuse et sensible. À l’heure où quelques stars du street art uniformisent les villes du monde entier avec des fresques immenses aux couleurs guimauves, le livre Occupation Visuelle tombe à point en montrant l’art éclatant du tag en noir et blanc.

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