Rendez-vous Hip Hop #4

Rendez-vous Hip Hop est de retour pour sa 4ème édition ! Du 25 mai au 3 juin, cinq structures hip-hop françaises s’associent aux Ministères de la Culture et de l’Education Nationale pour mettre en valeur toute la diversité de la culture hip-hop.

Mettant à l’honneur toute la diversité et la richesse de la culture hip-hop cet évènement incontournable et d’envergure nationale fait briller l’ensemble des disciplines artistiques liées à ce mouvement.

Cinq projets phares se dérouleront le samedi 1er juin 2019, en journée et en soirée, dans cinq villes : Paris, Marseille, Nîmes, Lille et Nantes.  L’objectif est de faire de cette journée un temps fédérateur, festif et ouvert à un public le plus large possible. Entre concerts rap et beatbox, battle de danse, jam de graffiti et scène ouverte, les différentes disciplines du hip-hop seront mises à l’honneur.

Toute la programmation de l’évènement :: ici !

Madame se livre, la monographie de Madame

A paraître aux éditions H’artpon fin mai “Madame se livre”,  la première monographie de l’artiste plasticienne et street-artiste, Madame.

Un assemblage d’images évadées de vieux albums illustrés et une punchline à double sens quand ce n’est pas davantage : les œuvres de Madame s’affichent dans les rues pour surprendre le chaland, bousculer son œil, ses méninges et lui ouvrir des horizons.

Les éditions H’artpon, qui créent en étroite collaboration avec les artistes des livres qui leur ressemblent, ont conçu avec Madame une première monographie généreuse, foisonnante, composée comme un jeu de piste interactif à multiples entrées. Elle nous permet de découvrir l’œuvre de la street-artiste, mais aussi d’entrer dans son imaginaire et de comprendre son processus de création.

Divisé en trois grandes parties intitulées respectivement « Pierre », « Feuille » et « Ciseaux », ce livre qui comprend également une interview et un glossaire illustré, nous fait naviguer entre l’atelier de Madame et la rue. Un jeu de pictogrammes qui renvoient d’une page à l’autre nous invite à parcourir l’ouvrage en flâneur, à s’y égarer, à se créer ses propres associations de mots et d’images, bref : à faire connaissance avec Madame comme si l’on cheminait avec elle.

Interview de Tee-J PAW / NTM

Celui qui a découvert le terrain de Mouton-Duvernet… Tout comme BOXER, il a su placer ses Tags dans des endroits visibles de tous et qui ont duré malgré les nombreuses campagnes de nettoyage de la mairie de Paris.

TEEJ

En 1984, adolescent, il découvre le graffiti avec le film Beat Street au cinéma, mais ce n’est que trois ans plus tard qu’il commence réellement à pratiquer avec assiduité en compagnie de BANGA, KAY et JOEY. Avant de signer TEEJ, il s’essaye au Tag avec plusieurs autres blazes dont STANLEY et STAN…

« 1984, une mode puis en 1987 un mode de vie… »

À partir de 1987, la ligne de métro 13 est régulièrement visitée par TEEJ qui devient proche de JERK, KAY et TEX des TCG (The Criminal Gang), rencontré dans le XVIIIe, dans le quartier de la Fourche. En compagnie de SAN, il s’occupe de la ligne 6 et peint à Mabillon ou encore à Mouton-Duvernet. Avec ses comparses de la place Clichy, ils « cartonnent » la station Alésia tout comme le dépôt de la ligne 4… À cette époque, TEEJ passe le plus clair de son temps à bomber les rues !

« On a pas mal taggué avec MODE et COLT, surtout quand on allait au Zoopsie… »

Il découvre un terrain vague qui par la suite deviendra mythique pour la scène du graffiti parisien : Mouton-Duvernet, un repère au fond d’une ruelle, garage souterrain abandonné et fréquenté à l’occasion par des Skins…

« En fait, j’ai découvert ce terrain quand je taguais pas encore ! J’avais un pote qui habitait à Alésia et, en bon ado qui se respecte, j’aimais faire deux choses : casser des vitres et faire des feux ! Alors naturellement, il m’a emmené dans ce terrain qui était un parking pas encore terminé et dont le chantier s’était arrêté… Ce qui donnait un côté vraiment underground et sauvage, impeccable plus tard pour le graffe. À l’époque j’habitais Porte de Châtillon et lorsque je me suis mis vraiment à taguer en 87, j’y ai emmené mes premiers potes tagueurs. »

Dans les années 90, il change de vie et arrête d’arpenter le bitume pour poser TEEJ, non sans regret. Il se consacre pleinement aux cours d’art dramatique qu’il suit pour devenir acteur…

TEEJ 1

« Tous les dimanches après-midi, on se retrouvait avec les B-Boys au Bataclan d’Oberkampf. Et un jour BANGA m’a dit que je pouvais taguer PAW (Police Against Writerz) ! C’était ma première consécration car dans PAW, il y avait BANGA mais aussi le regretté BOXER et SHEEK aussi… Enfin que des cartonneurs ! »

Neko Paradise, le chat selon Stoul

Du 7 au 21 mai, rendez-vous à la Yam galerie pour l’exposition « Neko Paradise » de Stoul, inspirée par le chat et son univers idyllique : jardins colorés, oiseaux qui chantent et souris qui courent…

Pour son solo-show à la Yam galerie, l’artiste reprend l’animal de prédilection de ses débuts, le chat, sa muse, qu’elle fait évoluer dans un univers édénique. Elle joue avec les lignes, les angles, les aspérités, et de nouveaux matériaux encore inédits dans son art.

Au programme, dédicaces d’un print fine art et de son livre « Stoul Peintresse de l’Oru » collection Opus Délits Critères Editions. Et un spectacle de Danse avec la compagnie DTS pour clôturer l’exposition le 21 mai.

Regard Neuf 3, lumière sur les HLM

Du 5 au 14 juin 2019, se tiendra en Seine-Saint-Denis la première édition du festival « Regard Neuf 3 ». Ce projet a pour but de faire évoluer le regard sur les quartiers d’habitat social de Seine-Saint-Denis en mettant à l’honneur la création artistique dans les quartiers d’habitat social du 93

Bousculant les codes et proposant pour la première fois en Ile-de-France un festival dont les scènes ne sont autres que les lieux de vie des quartiers populaires. Cette programmation est portée par l’initiative collective et inédite de 18 organismes HLM qui mettront à la disposition du festival des sites identifiés au sein de villes emblématiques telles que Saint-Denis, Bondy, Sevran, Aulnay-sous-Bois ou encore Aubervilliers.

Pendant 10 jours, une programmation éclectique fera le pont entre danse acrobatique sur façade, concerts, expositions d’art contemporain, cinéma en plein air, performances de street art, déambulations architecturales, cirque de rue, jeux de piste, son et lumières etc.

Cette coordination sans précédent est assurée par l’AORIF, l’association au service des organismes HLM d’Ile-de-France.