Exposition HYSTERIA, Iorgos Pavlopoulos

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HYSTERIA

Hysteria, technique mixte sur toile, 115 x 250 cm

Iorgos Pavlopoulos est un artiste contemporain d’origine grecque ayant grandi dans la banlieue ouest de Paris. Il découvre le graffiti à la fin des années 1980, marqué par l’expérience des pionniers du mouvement comme Bears, Sino ou les FBI. Après l’obtention d’un Diplôme des Métiers d’Art à l’école Boulle, il s’envole pour Athènes en 1998 où il laisse sa trace sur les murs de la capitale grecque, impactant visuellement l’espace urbain et influençant toute une génération de writers. Véritable adepte du travail de la lettre, Iorgos Pavlopoulos recherche constamment une lettre harmonieuse, dynamique. Cette obsession le mène même à changer de pseudonyme, passant de Ioye à Beast au cours de sa carrière, afin de permettre de nouvelles expériences calligraphiques.

Son travail sur toile, commencé en 2009, participe de cette expérimentation perpétuelle. Mêlant le pochoir et le freehand, Iorgos Pavlopoulos invoque la lettre comme une icône lumineuse, à l’image des icônes byzantines qui l’ont marqué dans sa jeunesse lors de la découverte des cathédrales orthodoxes dont les fresques constituent certainement ses premières références picturales. Imprégné de cette expérience, Iorgos Pavlopoulos tend à une abstraction aux contours vifs, aux couleurs éclatantes et aux formes dynamiques.

Pour son exposition Hysteria, Iorgos Pavlopoulos fait directement écho à la culture musicale par laquelle il est entré dans le graffiti. Plus proche de l’univers du skate et du punk que de celui du hip-hop en pleine expansion auprès des graffeurs parisiens de l’époque, il démontre cette inclination naturelle dans la tonalité presque métallique de son lettrage à la découpe tranchante, affûtée et dont les couleurs électriques avivent les sens. Le titre de l’exposition est inspiré de l’album du même nom du groupe Def Leppard sorti en 1987. Cet album, et plus particulièrement sa couverture, se veulent avant tout l’évocation d’une esthétique néon et lumineuse caractéristique et marquante pour l’artiste.

Exposition HYSTERIA,
Iorgos Pavlopoulos
17 mars-8 avril 2018

Galerie Anthony Roth
11, Rue Chapon,
75003 Paris

Exposition Street Color

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Du 5 avril 2018 au 24 juin 2018, l’Institut Culturel Bernard Magrez, haut lieu des arts et de la culture à Bordeaux, consacre une exposition sur le Street Art en abordant sa programmation par le prisme de l’explosion de la couleur.

Neuf artistes majeurs et de renommée internationale investissent chacun une des salles du château Labottière, monument principal et magnifique écrin du 18ème siècle dans lequel se tiennent les grandes expositions de l’Institut.

Du street art abstrait de MAD C (GER)  et SATONE (GER) à  la géométrie de L’Atlas (FRA) en passant par les personnages enfantins de Seth (FRA), le bestiaire loufoque et chaotique d’Alexöne (FRA) ou encore les pochoirs de C215 (FRA) tout en finesse;  la couleur bondit d’une salle à  l’autre en dressant un panorama des différents courants de ce style en perpetuelle évolution.

Dans une salle vous découvrirez les bêtes de Mosko (FRA), artiste pochoiriste parmi les pionniers parisiens du genre, dans l’autre vous serez assaillis et bousculés par les personnages explosifs de Kashink (FRA) avant de croiser les portraits hauts en couleurs de David Walker  (GB). 
Au cœur d’un château classé monument historique les créations de ces neuf artistes apporteront un contraste explosif entre art contemporain ultra coloré et classicisme d’un monument historique de la ville de Bordeaux.

Interview de Wash-ink

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uc

A quel moment as-tu vu tes premiers tags et tes premiers graffs ?
Les premiers tags et graffs que j’ai vus c’étaient dans les magazines de skate que l’on achetait avec un ami vers l’âge de 10 ans. Vivant à la campagne, à part les marquages sur les arbres, il n’y avait pas grand chose. La culture graffiti de Paris est arrivée dans mes cahiers de cours au collège dans ma petite ville natale de Pontarlier par un nouvel ami fraîchement arrivé de Sarcelles. C’est avec lui que j’ai commencé à regarder mon environnement différemment.

Où as-tu peint la première fois ?
J’ai le souvenir de mon premier tag dans un skate park à Pontarlier et mon premier graff à Besançon dans une ruelle très tranquille.

Quel est ton pseudo depuis le début ?
Je n’ai jamais réussi à garder un blaze très longtemps, je me lasse très vite et heureusement car cela m’a évité de prendre pour les précédents. Je suis passé de PAL (Peace and Love) à MASKARAD, SW, PROZ, MOLUSK, S, WAK… jusqu’à WASH-INK aujourd’hui.

Qui as-tu croisé à tes débuts ?
J’ai croisé deux personnes en particulier qui m’ont marqué au début, BAR2 puis MASTIK deux graffeurs acharnés de Pontarlier et Paris qui m’ont beaucoup influencé.

As-tu peint des métros ou des trains en France ?
Non, je n’ai jamais peint de trains ou de métro, par méconnaissance du terrain, par peur et aussi par envie de toujours posséder mes graffs autour de moi, agrandir mon territoire en le maîtrisant.

Quels étaient les endroits où tu as peint à tes débuts ?
Les skate park, les souterrains, les rues, les bâtiments abandonnés, les cabanes dans les arbres, les chantiers, le tout toujours dans Pontarlier et sa campagne alentour.

Peux-tu nous parler de ton premier crew et de son histoire ?
Le premier crew a été The Wild Riders. Un mélange de skate, bmx et bombes de peinture. Le tout avec le petit logo approprié. Nous étions seulement deux et pas très productifs. Cela s’est vite arrêté car je suis resté au collège de Pontarlier et mon ami est parti à Besançon. Ce premier nom a très vite été remplacé par PPC. Power Painter Crew. Dans une dynamique plutôt humoristique, celui-ci prend en fait la forme qui nous plaît (P… P… C…). Composé à la base de PAL et BAD toujours d’actualité par WASH-INK et ATARAXIA, nous créons juste à quelques moments des fresques tous ensemble mais rien de très virulent. J’aime beaucoup créer seul ou avec des artistes qui n’ont pas de rapport direct avec le graff. Par exemple, je suis associé avec mon amie designer, et nous mêlons graffiti, vitrail et architecture. Des arts aux techniques différentes mais de fond quasi identique.

Quel est ton mur le plus fou ?
Le mur le plus fou que j’ai pu faire était un mur légal en dessous d’un château. Ce mur fait 45m de long sur 4m au plus haut. Le plus fou dans le sens où il est placé sur un axe où circule plus de 14 000 voitures par jour. Malgré le thème imposé j’ai eu beaucoup de liberté, ce qui m’a permis de faire passer des messages à caractère positif de manière attractive.

As-tu des influences ? Si oui, lesquelles ?
Des influences dans le graffiti mais pas que. Pour les plus connus dans le domaine du graffiti : WOSHE, DARE, OBEY, SKKI © … mais le graffiti est pour moi un moyen de communication énorme qui fait donc appel à la psychologie humaine. Je suis aussi passionné de développement personnel avec quelques auteurs comme Dale Carnegie, Zig Ziglar, Paul Watzlawick, Sénèque, Joseph Murphie, John Grinder, Richard Bandler…

Une envie folle que tu voudrais réaliser un jour ?
Le graffiti fait partie de mon quotidien, je vis en grande partie grâce à ça. Je fais très régulièrement des initiations, conférences, formations graffiti pour les jeunes, et je me rends compte à quel point le système scolaire ne permet pas aux jeunes de se développer convenablement. Leurs rêves, leurs projets sont balayés par de fausses croyances de la part de leurs ainés. Mes cours de graff sont en réalité plus des cours de sociologie où l’on apprend à se connaître et comment mieux s’adapter à son environnement. Donc mon envie folle serait de créer une école alternative similaire à Montessori ou d’autres pour apprendre à se développer personnellement et avec la société.

Peux-tu nous donner quelques anecdotes ou des événements bizarres qui te sont arrivés ?
– Se faire arrêter à seulement 100 mètres du poste de police par deux voitures. Opération musclée à 17 ans.
– Se faire offrir une exposition par la ville que j’avais tagué plus jeune. (Une belle preuve d’ouverture d’esprit).
– Voir des jeunes pleurer lors de forum des métiers quand ils me racontent que leurs parents ou professeurs leurs disent qu’ils ne pourront pas réaliser leurs rêves ou que celui-ci est stupide.
– Taguer une vache (en résine de taille réelle).
– Graffer une mairie. (Encore une belle preuve d’ouverture culturelle).
– Se faire voler une œuvre. Lors d’une exposition dans les rues de Dole : j’ai réalisé trois portraits de personnalités connues de la ville sur un format de 5m sur 3m. Quelques jours après la pose des toiles, celle de Hubert Félix Tiéfaine est déboulonnée du mur à 6m de haut, roulée et partie sous les bras des nouveaux acquéreurs. Côté positif, beaucoup de pub pour moi.
– Commande d’une fresque, puis demande de l’effacer par les services des bâtiments de France. (Toujours en débat)

A voir aussi : www.instagram.com/wash_ink

PALMA Festival

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Prochaine édition du festival Palma qui aura lieu du 28 mars au 2 avril, à Caen et Mondeville. Le programme ci-après :

Vidéo

TROME la série Prochainement…

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Nouvelle fiction inspirée de la culture HIP HOP avec en toile de fond le graffiti, celui qui ne s’expose pas en galerie mais à ciel ouvert.

Écrit et réalisée par Ruddy Laporal
Directeur artistique : COMER OBK
Directeur de la photographie : Anastazja Pereyre
Musique : DJ SEK pour Mathematik beats x Time bomb records label
Production : ACC Filmz.