Joachim Romain « Affichage Libre » à Pont Scorff

thumbnail_FlyerJoachim Romain : Affichage Libre
Exposition du 10 janvier au 15 mars 2020
Atelier d’Estienne
1 Rue Terrien
56620 Pont-Scorff

A l’Origine « C’est à partir d’affiches publicitaires que je conçois des portraits via lesquels je questionne le cycle de vie de l’affiche. Ainsi A l’Origine « C’est à partir d’affiches publicitaires que je conçois des portraits via lesquels je questionne le cycle de vie de l’affiche. Ainsi, mon travail à l’Origine est une série de photographies dont mon traitement (déchirement, découpe, rajout, brûlures) les transforment en œuvres uniques qui prennent parfois la forme de sculptures.! Le portrait sujet emblématique de l’exercice photographique et mon attirance pour les clichés de la rue fusionnent et il en ressort des portraits d’homme, des icônes artistiques, politiques et publicitaires. Le temps et la rue ont eu raison de leur plastique, il ne reste d’eux que des hommes lacérés. J’utilise aussi le dos bleu de l’affiche, un regard inversé sur la publicité. Je compose avec des installations uniquement de découpe de ce papier (cabane d’archi, objets du quotidien,..). Mes derniers travaux in situ me permettent de remettre mes sujets issus de la rue dans leur « milieu naturel ». Ainsi, j’arrache à la rue des bouts de portraits d’affiches pour mieux le lui rendre lors de fresques murales. Mais après mon intervention en atelier, les portraits sont agrandis, magnifiés, détournés et reviennent dans la rue de nouveaux combatifs et imposants. »
Joachim Romain

L’atelier d’Estienne lance un cycle d’art urbain dans son centre d’art en invitant des street artistes français à créer des œuvres in-situ. Joachim Romain a l’honneur d’inaugurer les festivités et de relever ce défi.

Il sera présent sur place lors de la première semaine de janvier 2020 afin de réaliser ces œuvres en vue du vernissage.

Discocaso

Lorsque Clément m’a proposé d’exposer dans sa boutique, j’ai toute de suite eu cette idée d’investir les pochettes de disque. Habituellement ce sont plus les vinyles qui sont investis par les artistes que les pochettes. En attendant l’exposition physique, vous pouvez tous les retrouvez sur https://discocaso.com/

image-asset (4)J’ai choisis des pochettes de disques peu cotés afin de leur offrir une valeur, qui n’est plus basé sur le contenu mais le contenant. Mon choix s’est orienté vers des pochettes de disque incontournables, classiques, kitsch autant visuellement que auditivement. La série de pochette de disque comporte une quinzaine de pièces uniques. Ce sont des déclinaisons chromatiques de mon pseudonyme Lady. K jouant avec le visuel de la pochette.

image-asset (7)Des photos composaient certaines pochettes, j’ai retravaillé ces visuels : ajouter quelques palmiers, incorporé des cadres, occulté des visages avec des masques, remplacé une guitares par une hache. La seule pochette où je n’ai pas écrit Lady. K mais Amor, est celle de ce disque de musique classique. Il y avait une photo d’un bas-relief représentant Pan, il semblait si jeune et quand j’avais vu cette pochette j’avais tout de suite pensé à écrire Venus dessus. J’ai d’abord tenté de détourner la photo du bas-relief de Pan en l’habillant d’un short, d’une paire de lunette, remplacer sa flûte par un cœur, ça ne fonctionnait pas. Alors j’ai opté pour la sobriété d’une pochette unie, sombre et chaleureuse où j’ai collé un sticker très classique « hello my name is » afin de caser le monochrome, et contraster avec l’intérieur de la pochette ou explose le mot Amor sur le fond noir et blanc de photos, textes dactylographiés et manuscrits. L’autre pochette dénotant de la série est celle de la compile de Clément, je l’ai recouvert des couleurs des cartes de visite de sa boutique car je voulais également qu’elle soit le visuel de sa boutique.

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Je n’avais jamais peint sur des pochettes de disque aussi loin que je me souvienne, et le résultat est vraiment superbe. Je les aime toutes, elles ont toutes une particularité. Que ce soit la première pochette que j’ai peinte, qui est celle d’Aretha Franklin, la vue sur Venise ou sur une côte des disques de musique classique, le gris de la compile du Wu-tang, ou les liasses de billets du disque de WC, j’ai voulu garder les disques intacts afin qu’on puisse encore les écouter. Seul le disque d’Aretha Franklin est également peint, je n’avais pas la place d’écrire Lady. K en entier car je ne voulais pas recouvrir les personnages et je voulais garder la même taille pour tous les disques, j’ai donc rajouté le K sur la face du disque qui avait une large rayure.

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Avec clément nous avons décidé de les exposer encadré et disséminé parmi les disques dans leurs pochettes plastiques afin qu’il puissent garder leur coté œuvre d’art tout en chevauchant leur côté objet usuel.