A Nantes, Transfert mêle ville et culture

Crédit : Jérémy Jéhanin

Situé à Rezé, aux portes de Nantes, Transfert est une zone d’art et de culture, habitée d’architectures originales. Mêlant programmation artistique, terrains de jeux, bars et restaurant, le site souhaite questionner les capacités de la culture à inventer la ville de demain.

Sortie de terre en 2018, cette zone libre d’art et de culture propose un espace unique où se rencontrent arts, plaisirs et visiteurs curieux. Installé sur le terrain désert des anciens abattoirs de Rezé, l’association culturelle Pick up Production récupère le site pour en faire le parc urbain Transfert. Ici, on chemine entre des conteneurs de métal plantés dans le sol, un bateau échoué et une gueule de cobra géante. C’est un village mutant qui va grandir, année après année en s’adaptant aux usages de ses visiteurs.

Crédit : Jérémy Jéhanin

Construit sur le futur terrain du quartier Pirmil – Les Isles, Tranfert accompagne pendant cinq ans le développement du projet en interrogeant la fabrique de la ville et les usages du futur quartier. Cette cité urbaine s’inscrit dans le cadre d’une transition écologique qui prend en compte les contextes physiques (la nature des sols, le bâtiment) ainsi que les dynamiques du vivant (les hommes et les femmes et leurs organisations sociales et économiques).

Un laboratoire d’observation…

Pick Up Production a décidé de mettre au cœur de son projet artistique et culturel un espace d’expérimentation qui questionne l’impact d’un projet culturel sur la fabrique de la ville. C’est un laboratoire indiscipliné, puisqu’il n’est pas rattaché à un centre de recherche, et interdisciplinaire : il dépasse le champ artistique, mêlant urbanisme ou encore sociologie. Afin de garder trace de cette expérience, l’équipe mène un travail d’expérimentation, d’observation et d’auto-critique, tout au long de l’avancement du projet, jusqu’en 2022.

De l’action à la recherche, Transfert est un objet source pour s’interroger sur la place des artistes et de la culture dans la fabrique de la ville et sur les modalités d’appropriation, de représentation et de mise en récit d’un territoire.

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SHEST / TOP / DIE ON TOP (1973-1995)

Sketch

« Je mets en déroute tout ce qui n’est pas en vie autour de moi pour ne m’apercevoir à l’heure de ma mort que je n’ai pas vécu. »

Shest PC 1993

Né en 1973, SHEST a grandi dans le quartier des Abbesses. Contemporain de SQUAT, BANDO, BOXER, des CTK… À partir de 1988, il s’initie aux arts de la rue et ne cessera de peindre jusqu’à sa mort brutale en 1995. Il suivait des études en Arts appliqués et se destinait à devenir graphiste typographe.

Habitué des quartiers nord (XVIIIe, Moskowa, Saint Ouen, Clichy…) et de la Petite ceinture, il a beaucoup peint de « Block-Letters » en monochrome avant de s’ouvrir à de nouvelles formes de lettrages et de nouvelles techniques : rouleaux, peintures de revêtement…

Précurseur dans certains domaines, il s’est essayé à de nombreux supports comme la toile, l’affichage, l’illustration, le collage…

Shest 1993Shest 1991

Photographies : SD

The PlayWall, lumière sur des artistes sénégalais

The PlayWall est un évènement culturel alternatif à Dakar, au Sénégal. Né d’une rencontre avec l’association Yaatal Art et son Musée à Ciel ouvert de la Medina et d’un partenariat entre AltDel, le concept Artist Playground (Pullman Dakar Teranga).
Ce projet est l’occasion de découvrir un live painting kif-kif entre un artiste muraliste international et un artiste sénégalais en mode afterwork sur fond de DJset.


“Passionnés et investis dans les cultures urbaines, mus par des valeurs de démocratisation de l’art, nous avons voulu créer un évènement gratuit qui rassemble les forces pour augmenter la visibilité de la scène urbaine sénégalaise à l’étranger.”

La restitution de la première session a eu lieu ce vendredi 22 mars, avec Ernesto Novo et Diablos RBS. Trois sessions sont encore prévues cette année et beaucoup de projets sont à venir, notamment lié à la biennale de Dak’art 2020.

BOXER / CTK

BOXER 1

Vers la fin de 1985, quand j’ai commencé à faire attention aux tags dans la rue, je ne voyais pas trop la différence entre les différents blazes qui commençaient déjà à recouvrir les murs et la Petite ceinture que j’aimais fréquenter avec des copains. Pourtant, une signature à la bombe noire m’avait marquée, car ce nom évoquait pour moi la Chine et sa guerre de 1899-1900. Un peu plus tard, j’ai réalisé que celui qui posait BOXER était l’un des premiers tagueurs et c’est devenu un modèle pour les générations suivantes…

BOXER MODE

Je ne l’ai jamais rencontré lorsque je préparais Paris Tonkar et, à l’époque d’1Tox, je l’ai croisé une fois sans savoir que c’était lui… Cet homme était aussi discret dans la vie que connu dans la rue par ses pairs. Repose en paix !

BOXER