Mots-clefs

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

0113-80x80

« Des Gens qui …»
Peintures de Frédéric Blaimont
17 avril – 13 juin 2015

Un regard sans concession sur le spectacle de la rue

Ce que l’on remarque à première vue en découvrant la peinture de Frédéric Blaimont, c’est la banalité de ses sujets. Quelque chose d’inhabituel se passe, la solitude des personnages est particulièrement présente. Sa peinture est un mélange de bienveillance et de méchanceté. Il nous montre des personnages parfois déplaisants, avec douceur et attention.

Le défilé de ces passants ordinaires, anonymes, transparents comme l’air que nous respirons sont des prétextes à saisir le bavardage de ces héros minuscules. Si nous prêtons l’oreille, ils nous racontent leur passé, leurs espoirs et leurs peurs.
Les œuvres de Blaimont s’inscrivent d’une façon extraordinairement contemporaine dans ce qu’il est coutume d’appeler « scènes de genre », dans la lignée de Georges de la Tour, des frères Le Nain, Courbet, Hopper …

L’image n’a jamais été autant démocratisée et banalisée qu’aujourd’hui. Nous sommes tous des créateurs d’images, même si cette image est floue, mal cadrée, sans intérêt.

Blaimont s’est donc jeté un défi : «faire des images nulles, représenter des anonymes, des transparents et faire en sorte que sa peinture les rendent intéressants.»