Mots-clefs

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Extrait de notre rencontre mardi soir chez Colette avec l’Atlas pour le lancement officiel de son projet extraordinaire avec la marque.

Comment s’est passé la collaboration avec Perrier ?

L’ATLAS : L’année dernière, ils ont travaillé avec Jonone ; suite à cela Perrier recherchait un street artiste Français venant du Graffiti, pour le lancement d’une nouvelle série « collector ». Ils m’ont contacté et puis on s’est rencontrés. Il y avait beaucoup d’artistes en liste, la rencontre humaine a sûrement finalisé la décision. Perrier s’est dit que j’étais prêt pour travailler avec eux.

Capitole_2012_plein_�L'AtlasC’est le caractère très graphique et géométrique de ton travail qui est rentré en ligne de compte pour s’associer à Perrier ?

A.: C’est vrai que par rapport à Jon qui est très coloré, très «graffiti et dripping » Perrier pouvait se servir de mon travail graphique en all over comme un motif de fond. Ils ont certainement pensé à mon travail comme un background. C’est aussi le sens de mes travaux et l’aspect métaphorique qui les a davantage intéressé plutôt que le résultat concret. Ma philosophie de vie autour du chemin intérieur et extérieur a retenu leur attention au delà de la synapse graphique. Ce sont les textes qu’ils ont lus sur mon travail, cela va au delà du signe.

MANCHON_50cl_CITRON_GEMME_FR_HD_RVB MANCHON_50cl_NATURE_BIG_BOULE_FR HD_RVB MANCHON_50cl_NATURE_LITTLE_BOULE_FR HD_RVB MANCHONS_50cl_CITRON_VERT_GEMME_FR_HD_RVB

Quel est ton ressenti par rapport à la collaboration avec la marque ?

A.: Je suis content car, à la base, je ne devais faire que les bouteilles arômes pour les États Unis, puis Perrier l’a étendu sur les classiques, suite au désistement par manque de temps d’une artiste américaine. L’année dernière, il y avait Jon, Kobra et Sassu. Cette année, il y a une homogénéité graphique avec un seul artiste, on peut avoir une puissance de frappe plus importante sur les événements. Il va y avoir des interventions dans les villes de Séoul, Mexico, New-York, et Paris où je vais réaliser d’immenses géoglyphes sur des places ou des jardins à partir d’éléments naturels. Nous allons réaliser une vidéo sur chacune de ces 4 performances. Le chiffre 4 est celui de la terre, de L’ATLAS et des 4 points cardinaux. L’ensemble s’intègre au sein du projet extraordinaire, qui est de réaliser son rêve le plus fou avec Perrier. C’est la première fois qu’ils le font. Toutes les performances vont faire l’objet d’un film global.

J’imagine que tu vas être occupé autour de ce projet les prochains mois ?

A.: Je vais être effectivement pris sur le projet jusqu’à début décembre. Après je réalise en solo-show à Miami durant Art Basel à la Galerie Lélia Mordoch. La vidéo complète des quatre performances y sera projetée en intégralité.

Tu es aux anges en somme ?

A.: Je suis très touché en effet, c’est gratifiant d’atteindre une reconnaissance internationale quand on a commencé par faire des tags sur la petite ceinture de Paris au début des années 90… mais c’est vrai que c’est un an de boulot, de réunions. Il y a toute la face cachée du projet, même si aujourd’hui on est dans la lumière. C’est un projet « monumental » à l’échelle mondiale.

Est-ce que cela a généré du stress ?

A.: Oui j’ai l’habitude de bosser tout seul dans mon atelier, ou alors avec des institutions. Là je suis en contact avec une marque mondialement connue (Nestlé Waters) qui jusque-là était dans un évènementiel : je leur apprends ce que doit être une performance artistique pure… Il y a une confrontation de langages et d’état d’esprit mais j’apprends autant qu’eux sur leur manière de fonctionner et c’est passionnant ! Je suis content d’arriver dans cette phase concrète où l’on va enfin agir. C’est le début d’un nouveau cycle dans ma vie artistique !